lundi 30 juin 2008

Chroniques de San Francisco



Chroniques de San Francisco
,
Armistead Maupin,
Ed. Passage du Marais, 1994 (VO 1978)




L'avis de la Fnac :
Le dernier quart de siècle sonnant, Mary Ann gagne San Francisco, où la libération sexuelle s'affiche en couleurs outrancières. Elle choisit d'être logée par Mme Madrigal, dans un refuge où se côtoient amicalement des "chats errants" de toutes origines. C'est le début d'une saga. Véritable phénomène depuis leur parution en 1976 sous forme de feuilleton, ces chroniques locales sont aujourd'hui traduites dans toutes les langues. Outre leur côté dépaysant, leur charme universel réside peut-être dans leurs personnages abandonnés, venus dans la ville libre trouver une famille différente, fondée sur des liens nouveaux.










J'ai eu vent de cette série de 7 tomes au dernier club de lecture. Entendre Mag en parler m'avait séduite.
Oui...mais non ! Les Chroniques de San Francisco sont bel et bien des chroniques publiées quotidiennement dans un journal de la ville. Du coup ce sont des courtes scènes d'une page ou deux. Faciles à lire, certes, mais on change souvent de personnages et du coup le récit est sans cesse coupé et perd de dynamisme. Ca, c'était du point de vue de la forme.
Le fond... Nous sommes dans le San Francisco des années 70. Et la ville est réputée pour son côté holé-holé : sea, sex and drugs pour résumer. Il y a des passes drôles, c'est vrai, notamment le concours de danse en slip de Michael Tolliver ou quand la logeuse Anna Madrigal offre des joints à ses jeunes locataires. Mais où sont les intrigues ? Qu'est ce qui retient les lecteurs en haleine ? Difficile à dire. Il faut se mettre dans le tête que ce sont des chroniques, juste des chronqiues.
Non, non, lecteur, ne passez pas votre chemin. Malgré tout, on a envie de savoir la suite. Même si, j'avoue, j'étais pressée de le terminer pour en être débarassée. A la fin, surviennent quelques intrigues pour remettre le lecteur en appétit. Je ne lirai pas le second tome à la suite, mais quand même assez rapidement car je l'avais emprunté en même temps que ce premier. A suivre donc !
Un bémol pour finir.... Je l'ai lu dans l'édition de 1994 et c'était truffé de fautes de frappes, voire de français (liées à la traduction).


jeudi 26 juin 2008

En sortant de la plage...



Ce week-end, je suis partie dans le Golf du Morbihan, à Saint-Gildas-du-Rhuys, plus exactement.
Et en me promanant sur le marché, je suis tombée sur ce bouquiniste. Le nom de la boutique est chouette, je trouve.
L'offre n'est pas phénoménale, mais c'est pour le plaisir de flaner.
J'ai pris quelques photos, et pour remercier le bouquiniste, je lui ai acheté un exemplaire des Fleurs du mal, de Baudelaire, car je ne retrouve plus le mien.
Voici donc deux petites photos souvenirs.
Et n'oubliez pas le section des fonds d'écrans : .





























mercredi 25 juin 2008

Les tribulations d'une caissière


Les tribulations d'une caissière,
Anna Sam,
Ed. Stock, 2008



Mot de l'éditeur :
Que voit-on du monde et des gens quand on les voit du point de vue d’une caissière de grande surface ? Que sait-elle de nous en voyant ce que nous achetons, ce que nous disons, les questions que nous posons ? Le passage en caisse est en réalité un moment très particulier. À tort, nous pensons que tout est neutre dans cette opération et nous ne nous surveillons pas. La caissière est pour nous un regard aveugle, à la limite elle est elle-même une machine. Nous nous montrons donc comme nous sommes. Et lorsque la caissière s’appelle Anna Sam, qu’elle est titulaire d'un diplôme universitaire de littérature et qu’elle n’a pas les yeux dans la poche de sa blouse, elle saisit sur le vif nos petits mensonges, nos petites lâchetés, nos habitudes plus ou moins bizarres, et elle en fait un livre qui ne ressemble à aucun autre.
Anna Sam a vingt-huit ans, elle est titulaire d’une licence de lettres modernes et a travaillé plusieurs années dans la grande distribution.







Quand je lis et critique un livre, j'aime vous dire pourquoi je l'ai choisi. Ici, il y a beaucoup à dire.
Tout a commencé par un article paru dans Le Télégramme parlant d'une caissière rennaise qui tenait un blog pour y raconter des anecdotes. J'ai donc été sur ce blog et j'ai découvert un univers vraiment très proche de moi.
Anna Sam, hautement diplômée en Lettres et ne trouvant pas de travail dans sa branche se retrouve provisoirement hôtesse de caisse. Un provisoire qui a duré huit ans ! Mon provisoire à moi va "fêter" ses un  an. Et en fait, j'ai découvert son blog quand je débutais dans le métier. Ca m'a aidé à aller mieux car j'étais frustrée d'être derrière cette caisse saugrenue face à des clients pas toujours polis qui mettait un livre de poche entre un poireaux et un fromage de chèvre sur le tapis.
En lisant son blog ou son livre, je retrouve les même situations, à la différence que je ne sais pas encore remettre le client à sa place, mais j'y suis presque, j'y travaille ! ^^
Et c'est rigolo car je l'ai reconnue, cette célèbre caissière, elle travaillait dans le magasin à deux pas de chez moi où je fais mes courses. Oui car fière Landernéenne, je fais toujours mes courses au Leclerc ! ;)
Un livre à lire par les caissières et par les clients. Ca vous fera sourire et changer de comportement. Il se lit vite : en salle de pause ou dans la file d'attente de la caisse ;) Il est drôle, authentique : on se retrouve vraiment dedans !
Peut-être une critique : le livre reprend peut-être trop le blog ? Mais en même temps, ça le rend plus accessible ! De plus, en lisant, j'avais en tête une autre mise en forme, celle des BD du genre "La vérité sur le mariage" ou "Le guide de la  trentaine"... Certaines situations s'y prêtaient bien, et je crois qu'Anna est férue de BD, alors, pourquoiu pas ? Ou même une série de BD, ça pourrait être sympa !
Je l'ai acheté pour montrer à mes enfants que pendant quelques temps, j'ai fait un métier essentiel mais peu reconnu. Et je me dis qu'il me sert à me rendre plus forte, et une fois passée cette étape, je pourrai avoir ma place chaude dans une bibliothèque !



En tournée dans des espaces culturels, j'ai pu rencontrer Anna Sam à Saint-Grégoire.
Auparavant, par blogs interposés (si, si, elle a laissé des commentaires ici-même !) et par mails, nous avionseu quelques échanges. Mais là, c'était la rencontre réelle ! Et je l'ai trouvée très sympa, simple, ... Elle a dédicacé mon livre, en plus, waw !
Et...elle attend ma critique ! C'est la seule à le faire, car je doute que Marc Levy, Bernard Werber ou maxime Chattam les attendent, mes critiques ! Donc j'espère qu'elle pourra commenter cet article !














Son blog : CassièreNoFutur





Merci vraiment à Anna Sam pour ce livre.
Anna, la Marianne des caissières !


mardi 24 juin 2008

Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites


Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites
,
Marc Levy,
Ed. Robert Laffont, 2008


Mot de l'éditeur :
Quelques jours avant son mariage, Julia reçoit un coup de fil du secrétaire particulier de son père. Comme elle l’avait pressenti, Anthony Walsh – homme d’affaires brillant, mais père distant – ne pourra pas assister à la cérémonie.Pour une fois, Julia reconnaît qu’il a une excuse irréprochable. Il est mort. Julia ne peut s’empêcher de voir là un dernier clin d’œil de son père, qui a toujours eu un don très particulier pour disparaître soudainement et faire basculer le cours de sa vie. Le lendemain de l’enterrement, Julia découvre que son père lui réserve une autre surprise. Sans doute le voyage le plus extraordinaire de sa vie… et peut-être pour eux l’occasion de se dire, enfin, toutes les choses qu’ils ne se sont pas dites.
Marc Levy renoue ici avec l’univers romantique et fantastique qui l’a fait connaître.
Dans cette aventure pleine de suspense, de tendresse et d’humour, l’auteur nous entraîne au cœur de la relation entre un père et sa fille et nous raconte l’histoire d’un premier amour – celui qui ne meurt jamais.









On dit que ce roman change des autres mais...non. Toujours cette part de magie qui améliore, embellit de réel.
Ce que j'ai aimé, c'est l'histoire avec Tomas, elle aurait même suffit au roman en la creusant un peu plus.
Le résumé ne fait allusion qu'à Julia et son père, alors que le lien le plus beau et le plus fort est celui de Julia et Tomas. Même si ces retrouvailles père-fille sont extraordinaires et belles ! Une jolie seconde chance, des derniers instants à savourer. Derniers reproches, premiers pas vers l'autre...
Subtilement, Marc levy fait un petit clin d'oeil à son autre roman Mes amis mes amours en évoquant Mathias et Antoine. D'ailleurs, l'adaptation ciné sort ce 2 juillet... Promo par inadvertance ? ^^
Petit grincement cependant : une happy end bizarre. On ressort heureux, mais frustré de ce roman. J'aime beaucoup Marc Levy mais il aurait pu mieux tirer partie de certains thèmes abordés et parfois avortés trop tôt.
Du coup, ça me donne envie de lire un un roman (d'amour) sur le Mur de Berlin.
Pour conclure, je vais me répéter mais j'insiste sur mon "heureuse mais frustrée".
Mais malgré tout, il nous trans porte toujours dans de magnifiques histoire où les hommes en sortent meilleurs...
 A conseiller, donc ! :)

Fonds d'écran



En petit bonus à ce blog, j'ai créé un album de fonds d'écran. Ce sont des photos prises par moi, et en principe, en rapport avec les livres.
Voici le lien direct [
clic, clic ], sinon c'est à chercher dans la colonne de droite !
Egayez vote PC ! ^^

vendredi 20 juin 2008

Le Prix Landerneau


Je viens d'apprendre la création d'un nouveau prix littéraire :
Le Prix Landerneau.
C'est un prix qui me tient à coeur, car Landerneau, c'est ma ville !
Il est lancé, la ville vous donne un sacré indice, par les Centres Culturels Leclerc.

Certains bloggeurs ont eu la chance de recevoir la sélection il y a peu pour les lire.
Malheureusement, on ne m'a pas contactée, Landernéenne que je suis !
Mais bon, on ne peut pas tout avoir !
Enfin bref, je voulais juste vous présenter un noveau pirx littéraire qui porte bien son nom !






Le prix vient en fait d'être descerné à Yasmine Char pour La main de Dieu.



A l’occasion d’un café littéraire qui s’est tenu mardi 3 juin à l’hotêl Raphael (Paris, 16e), l’enseigne Espace culturel Leclerc a présenté sa sélection littéraire pour le premier prix Landerneau qui sera décerné le 16 juin.
Pour sa première édition, le prix Landerneau des espaces culturels Leclerc sera décerné le 16 juin. Le lauréat sera l’un des huit finalistes de la sélection présentée mardi 3 juin à l’occasion d’un café littéraire qui a réuni les auteurs sélectionnés, quelques libraires de l’enseigne ainsi que Michel-Edouard Leclerc, président des centres E.Leclerc.
Les 140 libraires du réseau culturel ont retenu : Camille de Perretti pour Nous vieillerons ensemble (Stock), Véronique Ovaldé pour Et mon cœur transparent (L'Olivier), Antoni Casas Ros pour Le théorème d'Almodovar (Gallimard), Joseph Bialot pour Le jour où Einstein s'est échappé (éditions Métailié), Claire Wolniewicz pour Le temps d'une chute (Viviane Hamy), Antoine Laurain pour Fume et tue (Le Passage), Yasmine Char pour La Main de Dieu (Gallimard) et Michèle Halberstadt pour L'Incroyable histoire de Mademoiselle Paradis (Albin Michel). Le choix final sera confié à un jury présidé par l’écrivan Jean Rouaud et composé de deux autres auteurs (Joel Egloff et Laurence Tardieu) ainsi que de six libraires réunis autour de Michel-Edouard Leclerc.
Le lauréat bénéficiera d’une dotation de 6 000 euros mais aussi du soutien d’une campagne de presse nationale et d’une mise en valeur dans le réseau des 140 espaces culturels Leclerc où il pourra rencontrer son public via des séances de dédicaces et des conférences.

[ (c) LivresHebdo ]


mercredi 18 juin 2008

Chaque femme est un roman


Chaque femme est un roman
,
Alexandre Jardin,
Ed. Grasset, 2008


Mot de l'éditeur :

Avec ce livre, Alexandre Jardin clôt provisoirement sa « trilogie » familiale. Le Zubial disait sa dette à l’endroit de son père ; Le roman des Jardin remerciait sa famille ; et ce nouvel ouvrage rend grâce aux femmes qui ont fait son éducation, au premier rang desquelles figure, bien sûr, sa mère. Mais Alexandre Jardin éprouve de la gratitude à l’endroit de la plupart des femmes qui ont croisé son chemin – et qui ne sont pas toutes, loin de là, de souche « jardinienne ». Ainsi, ce roman raconte, par brefs chapitres, ce qu’il a appris, sur le chemin de sa vie, auprès de telle ou telle. Sa galerie va de sa mère, donc – grande prêtresse de fantaisie – jusqu’aux amoureuses de passages, de son épouse « Liberté » jusqu’à Françoise Verny, d’un professeur de mathématiques à une auto-stoppeuse, d’une mythomane à une aventurière… De fait, ces histoires, chacune liée à un épisode précis, se répondent, se mêlent, se recoupent de telle sorte que nous nous retrouvons à l’intérieur d’un roman d’apprentissage où le héros déguste ses leçons de plaisir, de courage, de lucidité, de rouerie, de bonheur. C’est toute la vision d’un monde « jardinisé » qui est passée en revue : prenez vos désirs pour des réalités, mettez toujours une forte dose de liberté dans cette réalité, et écoutez attentivement ce que les femmes ont à vous apprendre… Alexandre Jardin s’épanouit joyeusement à l’intérieur de ce programme fou-fou-fou. Et, plus grave, il est très convaincant.








Le site Babelio m'a contacté pour participer à une opération de critiques de roman. J'étais heureuse de participer à ce genre d'événement. Il m'a fallu choisir plusieurs titres et un seul a été tiré au sort pour m'être envoyé.
Il s'agit, vous l'aurez compris, de Chaque femme est un roman, d'Alexandre Jardin. A la réception, j'étais contente car je n'avais jamais lu d'Alexandre Jardin et je voulais, justement, le découvrir...
Mais la découverte n'a pas été à la hauteur. J'ai été vraiment déçue... J'ai trouvé le style assez mou et rébarbatif. C'est un véritable roman du moi, plus ennuyeux que Nothomb. Ce roman-là clot d'ailleurs sa trilogie autobiographique.
Je n'aime pas faire de critiques négatives, mais là, je ne peux faire autrement.
Peut-être un bon roman, mais pas pour moi en tout cas !

samedi 14 juin 2008

Les arcanes du chaos

Les arcanes du chaos,
Maxime Chattam,
Ed. Albin Michel, 2006


Mot de l'éditeur :
À vingt-sept ans, Yael mène la vie sans histoire d'une Parisienne célibataire. Un soir, elle croit
voir des ombres apparaître dans le miroir de son appartement. Puis le phénomène se reproduit. Ces « ombres », enfin, prennent contact avec elle par l'intermédiaire de son ordinateur et l'invitent à s'intéresser aux symboles et aux vérités cachées. Effrayée par ces manifestations surnaturelles, elle reçoit l'aide de Thomas, un journaliste canadien qu'elle vient de rencontrer.
Peu à peu, les Ombres guident Yael et Thomas vers la découverte de l'existence d'une histoire parallèle, de sociétés secrètes influençant le cours des événements, d'intérêts puissants capables de manipuler les hommes à leur guise. Mais ce savoir n'est pas sans danger… Les deux jeunes gens sont bientôt pris en chasse par de mystérieux individus qui commencent par les intimider avant de tenter ouvertement de les assassiner.
Yael et Thomas comprennent alors qu'ils sont au centre d'une lutte sans merci entre deux factions des Ombres…
Un terrible jeu de piste s'engage qui les mènera de Paris, dans les Alpes puis à New York.




J'ai choisi de lire ce roman pour deux raisons.
Lors de mon voyage à Paris, j'ai visité les Catacombes et je me suis dit : Je veux lire un thriller ésotérique qui se passe là-bas. J'ai pianoté sur Google, et je suis tombé sur ce titre. Et Maxime Chattam est un auteur que j'ai toujous eu envie d'essayer. J'avais toutes les conditions requises pour !
Bref, le roman...
Un peu long à démarrer. On est à Paris,  à suivre Yael qui entre en contact avec de mystérieuses Ombres via son ordinateur, les miroirs, ... A partir de là, avec l'aide de Thomas, journaliste, elle va se mettre à les traquer... Ou à moins que ce ne soient elles qui la traquent ?
On part de donc des Catacombes de Paris où on s'attend à un thriller ésotérique, puis on voyage vers la Suisse, puis aux Etats-Unis, pris dans un complot politico-historique ahurissant.
Une fois la lecture terminée, on regarde autour de soit, appeurés... Nous ont-ils vus ?
Lisez, et jugez ! ;)

mardi 10 juin 2008

L'élégance du hérisson

L'élégance du hérisson,
Muriel Barbery,
Ed. Gallimard, 2007


Mot de l'éditeur :

L’immeuble où se déroule l’action de ce roman, rue de Grenelle à Paris, semble bien ordinaire : une vie d’immeuble tranquille, animée par de petits différends de copropriété ou de voisinage. Les occupants offrent une palette humaine représentative de l’espèce dans le moins bon comme dans le pire.
Deux d’entre eux, pourtant, n’ont rien de banal. Ce sont les deux narratrices, qui prennent alternativement la parole pour donner de l’immeuble et du vaste monde qui l’entoure une vision inattendue. La première est la concierge, Renée, douée d’une intelligence redoutablement acérée et d’une érudition encyclopédique (qu’elle s’efforce de dissimuler afin de ne pas froisser ses administrés, persuadés qu’en ce monde chacun doit se tenir à sa place). L’autre narratrice, Paloma, douze ans, est une gamine surdouée affligée d’une famille qui ne la mérite pas. D’une maturité effrayante, Paloma nous livre ses pensées les plus intimes et les plus stupéfiantes. Elle se donne encore quelques mois pour faire le tour de la question existentielle, après quoi elle envisage des changements radicaux.
Mais l’arrivée dans l’immeuble d’un nouveau copropriétaire, un riche Japonais d’un certain âge, Monsieur Ozu, qui porte sur tout et sur tout le monde un regard d’une intelligence aiguë, va bouleverser la donne…
Muriel Barbery use des armes de la satire, mais chacun des habitants de l’immeuble pèse son poids de chair et de contradictions grâce à mille détails concrets qui nourrissent ce roman pétillant et espiègle.



J'avais vu ce roman sur une table de librairie en me demandant : "Quel titre bizarre !". Puis, j'ai commencé à en entendre parler (en bien et en moins bien, d'ailleurs) et ma curiosité a été trop forte.
L'élégance du hérisson, c'est, au premier abord, une chronique d'un immeuble parisien, enfin, immeuble chic, quand même où vivent politiciens et grands gastronomes. Le tout vu essentiellement par Renée et Paloma.
Renée, d'abord. Une concierge souvent mal lunée qui s'amuse à donner l'image de la concierge typique. Mais en réalité, en cachette, elle lit des ouvrages de philosophies, regarde fes films d'arts et essais, ...
Puis il y a Paloma, une fillette de dix ans issue d'une famille bourgeoise habitant l'immeuble. Mais elle désespère de cette situation et veut en finir avec cette vie, avec la Vie.
Avec ces deux regards, nous avons une satire sociale. Le thème des classes sociales est omiprésent, et surtout, le place de chacun dans ces classes. Paloma et Renée ne se sentent pas à leur place, elles sont même incomprises. Peut-on même sortir de sa classe sociale ? C'est une des question que pose le roman.
Puis arrive un troisième personnage qui va tout bouleverser : Kakuro Ozu, un riche Japonais, nouvel habitant de l'immeuble. Tous les voisins rêvent d'être invités chez lui. Mais son dévolu se jette sur Paloma, qui suit des cours de Japonais à l'école et raffole de mangas, et Renée dont il perce l'intelligence et la culture cachées.
Enfin, l'élégance du hérisson, fait allusion au personnage de Renée qui, sous ces pics de concierge bourrue, se révèle être une personne sensible et cultivée, mais elle ne veut pas montrer cette partie sous peine de sortir de l'étiquette sociale de gardienne d'immeuble.
A conseiller !


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